Culture Amazigh

La souris et le chameau, conte touareg

avril 06, 2018


De la souris et du chameau lequel est le plus sage ? La fable que disent les conteurs du désert nous en apprend beaucoup sur le monde animal… La souris est habile, rusée, rapide, intelligente. Elle glisse entre les mains de l’homme et s’insinue chez lui sans qu’il s’en aperçoive. Elle grignote son pain, son fromage, ses objets, son matelas, son lit, et lui ronge la vie. L’homme lui tend des pièges, qu’elle joue à déjouer. Alors l’homme tempête tandis que la souris, impertinente en diable, provoque, nargue et panique la maîtresse de maison qui saute d’un pied sur l’autre en poussant de grands cris. Pour cette simple malice souvent accorde-t-on au petit animal un regard attendri voire un peu amusé tant son dévergondage la présente finaude, ficelle, souvent brillante… et pourtant… !
Le chameau, lui plutôt, grand animal placide, s’il impose le respect, c’est pour ses qualités d’endurance, de force
et de robustesse. Il a ce grand pouvoir de vivre des jours sans manger et sans boire en marchant au soleil harassant du désert, un pied devant l’autre, obéissant à l’homme, sans jamais rechigner. Le chameau est fidèle, serviteur dévoué, mais jamais on ne dit qu’il est fin ou futé, qu’il a de la malice ou de la malignité… et pourtant… ! Une souris, fuyant l’homme, sauta sur un chameau et, imitant son maître, fit claquer sa langue, fouetta les deux bosses, lui intimant l’ordre de se lever et d’avancer. Le chameau ne dit mot, et ébranla l’équipage.
La souris orgueilleuse, certaine de son pouvoir, fit des bonds de fierté sur la montagne de poils.
Arrivé sur les bords d’un tout petit ruisseau, le chameau demanda à la souris de descendre, de passer devant lui, le tenir par la bride afin de le guider.
— Souris, mon chamelier, montre-moi donc la route. Je ne suis que monture. Toi tu sais le chemin.
— C’est que… dans ce ruisseau… je crains de me noyer !
Alors le chameau dit :
« Tout seul, jamais je ne l’ai fait. Je veux bien aujourd’hui pour toi, essayer. »
Et il mouille ses pieds en déclarant que l’eau n’est pas profonde, et qu’elle n’atteint même pas le bas de ses jarrets.
— Oui, mais, dit la souris, ce qui pour toi est minuscule devient pour moi montagne, et la puce qui te pique est pour moi éléphant des tropiques. Ce qui est filet d’eau pour toi, devient pour les souris un océan furieux. Je ne puis te guider.
— Alors, dit le chameau, cesse de faire la fière, descends de ta monture pour réfléchir au moyen d’échapper à l’homme qui te poursuit et que je vois venir.
— Pardon, dit la souris, je t’offre à genoux mille prières pour me faire traverser. J’irai par les monts et les dunes chanter tes louanges et dire que le chameau est le plus sage des animaux.

artiste amazigh

Markunda chante ...

avril 05, 2018

L'arbre suit sa racine. ( Proverbe Amazigh ) 

Markunda, nom de lieu au pays des Aïth Soltane, tribu, mais aussi mont qui a donné et reçu le nom de ses habitants. Markunda est, aussi et surtout, le nom d’une artiste, chanteuse, auteur, interprète d’un talent inégalable, une diva chaouia, peu prolifique, certes, mais qui a marqué les auditeurs et les mélomanes de la chanson chaouie à la fin des années 1980. Markunda Aurès est une remarquable voix des Aurès. Son talent inégalable et ses qualités d’auteure-compositeur et interprète, ont fait d’elle une artiste incontournable, bien que peu prolifique. Chants et rythmes berbères chaouis était son premier album. Sorti en 1988, ce disque s’est vendu comme des petits pains. Si les mélodies et le rythmes ont eu un effet presque “sédatif” et “anesthésiant” sur les auditeurs, c’est surtout la voix sans artifices de la chanteuse qui a marqué les esprits et les oreilles averties plus particulièrement. Markunda Aurès fait partie des précurseurs – c’est ainsi qu’on les appelle –  des artistes chanteurs interprètes, qui en dépit de moult difficultés, surtout l’interdit, ont pris – sur eux – le risque à l’époque de chanter en langue maternelle, à l’instar de Dihya, les Berbères, Souhali, Nedjahi, Massinissa, Nouari. À l’époque, aucune concurrence n’était possible, la variété, le tempo, le rythme, le timbre de la chanson auressienne permettait une flexibilité inouïe et chaque artiste trouvait sa voie, son public, son répertoire.

 

Culture Amazigh

Hawad, poète et peintre

avril 04, 2018


 Hawad, poète et peintre touareg, originaire de l'Aïr, né en 1950 au nord d'Agadez, est l'auteur de romans, pièces de théâtre et d'ouvrages de poésie. Ses productions littéraires comme picturales font partie de ce qu’il nomme la furigraphie, fourmillement de sons, gestes et mots pour dépasser l'espace clos de la page, du support et de la forme.




Appartenant à la confédération des Ikazkazen, Hawad reçoit une éducation nomade. Il « livre une expérience et une vision du monde bâties sur des notions qui traduisent toutes le mouvement, la mobilité, l'itinérance des choses et des êtres autour des points fixes que représentent, dans toutes leurs extensions métaphoriques, l'eau et l'abri » . Outre sa langue maternelle, la tamajaght, il pratique le haoussa et l'arabe, sans compter le français. Tout jeune, il apprend la maîtrise de la parole en suivant son grand-père aux réunions politiques. La mort de ce grand-père, comme il le dit dans son œuvre biographique, correspond à la fin d'un monde nomade qui se gère selon ses propres règles. Le chaos s'instaure face au nouvel ordre étatique. Il s'enfuit dans le désert, rejoint son oncle maternel qui le forme au soufisme.
En 1981, il effectue un second séjour en Europe et s'installe bientôt en France avec son épouse, l'anthropologue Hélène Claudot, tout en effectuant de fréquents retours au Sahara. Les années 1980 voient la parution de ses premiers recueils poétiques en français. Son travail poétique et son travail pictural qui relève de la même démarche, prolongeant sa philosophie de l'espace et de « l'égarement », s'intensifient au cours des années 1990. Il est largement publié en France, traduit en espagnol, allemand, néerlandais, italien, norvégien, arabe, anglais ou kurde et ses œuvres picturales 
sont notamment exposées à Lyon (1988 : Librairie La Proue, 1990 : Galerie L'Arborescence), New York (1988 : Esther Raushenbush Library), Rotterdam (1989 : Bibliotheek Theater), Casablanca (1989 : Carrefour des livres), Utrecht (1991 : Intercultureel Centrum RASA), Paris (1994 : Galerie T'cha, 1997 : Galerie Lettres et images, 2002 : Galerie T'cha, 2004 : Galerie T'cha), Bruxelles (1994 : Théâtre royal flamand), Brême (1998 : Galerie d’Art Am Strand), Trieste (2000), Toulouse (2008 : Théâtre du Grand Rond), Medellin (1999), Agadir (2012 : Musée du patrimoine amazigh), Niamey (2017 : Rétrospective, Musée de Niamey et Centre culturel franco-nigérien Jean Rouch) . À Agadez, il est à l'origine du « Portique nomade  », centre culturel où il organise en 2006 et 2010 les « Rencontres furigraphiques  »

Culture Amazigh

Ighrem ⵉⵖⵔⴻⵎ Qṣar

avril 03, 2018

Ighrem ⵉⵖⵔⴻⵎ  Qṣar 

  Depuis toujours, les berbères du sudpratiquent l'art de construire, selon des techniques ancestrales, un type d'habitat original et millénaire : les ksour et les kasbahs. Mais, laissées à l'abandon, ces majestueuses forteresses de terre rouge ou ocre, sont menacées par les intempéries et tombent en ruine, au risque de disparaître à jamais du paysage et du patrimoine mondial.

Un ksar, ou ighrem (arabe : قصر [qasr], berbère : ⵉⵖⵔⴻⵎ [iɣrem]), au pluriel respectivement ksour (قصور [qoṣūr]), et igherman (ⵉⵖⵔⵎⴰⵏ [iɣerman]), est un village fortifié nord-africain (architecture berbère) que l'on trouve en Afrique du Nord.


Description :Forteresse, elle est toujours située dans un emplacement spectaculaire, soit perchée sur un promontoire escarpé accroché à une paroi rocheuse soit dressé au-dessus d'une oasis.
Combinant généralement des greniers et des habitations, ils se rencontrent communément sur des contreforts proches d'oasis afin de se protéger d'attaques venant de tribus nomades.
Un ksar est composé de cellules, appelées ghorfas(« chambres » en arabe), qui servent à entreposer les denrées en prévision de plusieurs années successives de sécheresse.



Étymologie :Le mot ksar est emprunté à l'arabe qasr (« château », « village fortifié »), qui vient lui-même du latin castrum (« fort » ou « place forte »). Il a donné le mot alcázar en espagnol. Le mot d'origine désignant ce type d'architecture et utilisé en berbère est ighrem

Musique Amazigh

Ad tezzi saɛa de Sliman Azem

avril 02, 2018

Aqlagh am iccan ifelfel 
Kul wa anda y hemmel 
Ur yaεqil hed axsimis
Ur yaεqil hed axsimis
Win y ufan gmas yewhel
Ad as y kemmel 
Yecca ula d aεwinis 
Yecca ula d aεwinis
 Eddunit truh tekfa 
Temmenjar tehfa
Tebbwed ghar lexxar n ezzman
El qum i veddel essifa 
I ketter di el herfa 
Wahmen awk widak yeghran 
 Ya Rebb azniyid l aεqel 
Ad yekfu el batel 
Ma n εac ad ezzi ssaεa


histoire amazigh

La Table de Jugurtha

avril 01, 2018


La Table de Jugurtha est une montagne du Nord-Ouest de la Tunisie, sur le territoire de la municipalité de Kalaat Senan (gouvernorat du Kef), constituée d'une mesa s'élevant à 600 mètres au-dessus de la plaine environnante, culminant à 1 271 mètres d'altitude et s'étendant sur plus de 80 hectares. Son classement sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco est proposé par le ministère tunisien des Affaires culturelles en 2017.
Le site présente toujours des vestiges d’occupation humaine de différentes époques. On y trouve des indices d'une cité primitive avec des restes d'habitations, des greniers, des fortifications et des cavités creusées dans la roche pour retenir, jadis, les eaux pluviales.

La présence d'escargotières, de dolmens, de haouanet, de stèles libyques et de vestiges de structures probablement protohistoriques témoignent de l'existence par le
passé de traditions cultuelles et culturelles produites par une population aujourd'hui disparue.
Selon des études menées par des missions archéologiques franco-tunisiennes, la Table de Jugurtha correspond parfaitement au récit de Salluste décrivant le champ de bataille qui a opposé le royaume numide aux Romains en 107 av. J.-C.5 Mais son histoire ne s’arrête pas au siège de Marius. Durant des siècles, le site sert tantôt de forteresse pour contrôler la région, tantôt de refuge pour les populations indigènes. Les lieux connaissent de nombreuses batailles entre envahisseurs, rebelles et maîtres du pays.
En 533, la plaine sert ainsi de refuge au dernier roi vandale Gélimer pourchassé par les Byzantins. Trois ans plus tard, elle sert de lieu de regroupement de l’armée rebelle de Stotzas qui s’oppose au patrice Solomon7. En 647, c’est sur la Table que les habitants, vaincus par les Arabes, se retranchent8. En 686, à nouveau, les tribus berbères y trouvent refuge après la mort du roi Koceïla.
Pendant le Xe siècle et le XIe siècle, la plaine est un refuge pour les premiers Fatimides puis pour les Zirides. En 1283, l’émir hafside de Béjaïa, Abû Faris, y est tué par l’usurpateur Ibn Abi-Umara pendant que les survivants de la bataille trouvent refuge sur la montagne. En 1352, l’émir hafside Abû Ishâq Ibrâhîm al-Mustansir y est vaincu par des rebelles.

En 1644, Hammouda Pacha Bey vainc le cheikh des Hanencha, des rebelles dont la Table était l’une des places fortes5. En 1694, Hussein ben Ali, soupçonné de trahison par les Mouradites, s’y réfugie avant de devenir maître de la régence de Tunis.

Au XVIIIe siècle, la Table aurait servi de refuge au brigand Senane, d’où le nom de la ville actuelle de Kalaat Senan (« fort de Senan »). Au XXe siècle, les Français y établissent une mine, désormais abandonnée.

En août 2017, le ministère tunisien des Affaires culturelles entame les premières démarches pour inscrire la Table de Jugurtha sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Le dossier de candidature est officiellement remis le 28 septembre 2017 au siège parisien de l’organisme par le ministre Mohamed Zine El Abidine. Le projet d’ouverture d’un musée consacré au site dans l’enceinte de l’ancien palais présidentiel de Habib Bourguiba est annoncé. Il est également prévu de fournir dans l'année qui suit un second dossier axé sur la valorisation et l’aménagement du lieu.

Musique Amazigh

Tinariwen en touareg: « ⵜⵏⵔⵓⵏ »

avril 01, 2018


Tinariwen en touareg: « ⵜⵏⵔⵓⵏ »  : Créé officiellement en 1982, lors d'un festival à Alger, par Ibrahim ag Alhabib, Alhassan ag Touhami et feu Intayaden, Taghreft Tinariwen, qui signifie en tamasheq Ou berbères synonyme, « l'édification des pays » tamazirth joué un rôle important pendant la rébellion touareg des années 1990, en diffusant des messages d'espoir et de résistance à leurs compatriotes. À l'origine, les trois amis jouent sur une guitare acoustique qu'ils se partagent, avant de rencontrer un orchestre de musiciens touaregs, les voix du Hoggar qui chantent en arabe et qui offrent à Ibrahim sa première guitare électrique.
À Tamanrasset, ils donnent des concerts accompagnés de trois femmes. Après cette période d'exil en Algérie, Ibrahim, Intayeden, Alhassan rencontrent Alhousseini ag Abdoulahi, Kedhou ag Ossad, Mohammed dit "Japonais" dans les camps d'entraînement en Libye. Le groupe s'agrandit de ses nouveaux membres. Lorsqu'éclate la rébellion en 1990, ils rentrent au Mali les armes à la main et les guitares en bandoulière. Ils se retrouvent alors intégrés au Mouvement Populaire de l'Azawad sous le commandement d'Iyad ag Ghali qui les aide à financer l'achat d'instruments de musique.
Avec la signature du Pacte national de 1992, et le retour de la paix, le groupe s'est consacré à la diffusion de la culture touarègue grâce à leur musique et à des paroles évoquant autant l'amour du désert que les souffrances de leur peuple. Tinariwen joue alors dans des festivals au Mali et commence à se faire un nom. Ils enregistrent alors deux albums studio : le premier en 1992 à Abidjan et le second en 1993 à Bamako4. Leur leader de 1993 à 1999 est Mohamed ag Ansar dit "Manny" qui est aujourd'hui le directeur du Festival au désert. C'est à cette même époque que des choristes intègrent le groupe, apportant une touche de féminité à ce groupe d'ex-rebelles, rappelant les tende, traditionnellement chantés lors des fêtes, dans les campements, par les femmes réunies autour d'une soliste. Parmi elles, la regrettée Wounou wallet Oumar, sœur de l'actuelle chanteuse Mina wallet Oumar.
On compte de très nombreux morceaux à leur actif, enregistrés sur des cassettes qui ont circulé dans le Sahara pendant la rébellion touarègue. En 1999, leur participation au Festival Toucouleur à Angers, sous le nom de Azawad, lance leur carrière en Europe.
Leur premier album The Radio Tisdas Sessions enregistré en deux jours à Kidal grâce à l'énergie solaire, par Justin Adams et les Lo'Jo sort en 2000. Ibrahim, Abdallah, Keddhou, Japonais, Alhassan, Foy-Foy y participent. C'est avec Amassakoul édité en 2004, que leur renommée atteint une dimension internationale. La sortie de cet album est un réel succès, le groupe fait figure d'ambassadeur des Touaregs à travers le monde grâce à leurs tournées en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Asie4. Leur troisième album Aman Iman, paru en 2007, a confirmé la renommée du groupe puisqu'il a été, entre autres, disque d'argent en Grande-Bretagne. Tinariwen a également reçu le soutien de grands noms du rock tels Robert Plant de Led Zeppelin qui se joignit à eux lors d'un concert mémorable au Bataclan à Paris le 7 avril 2007.

Le cinéaste français Jérémie Reichenbach, a réalisé un film documentaire de 51 minutes, sur la naissance du groupe, Teshumara, les guitares de la rébellion touareg. Il replace cet avènement dans l'errance et l'exil du peuple touareg vécu à l'occasion du soulèvement des années 1990, et de la féroce répression du gouvernement malien de l'époque. Ce film a reçu en août, le grand prix 2006 du documentaire musical, de la SACEM. En 2007, le groupe signe la musique du court métrage.
En 2010, les Tinariwen participent au concert d'ouverture de la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud.
Au début de l'année 2012, avec les mouvements insurrectionnels au Nord-Mali menés par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad, Eyadou ag Leche s'exprime dans un entretien à Libération :« Si on avait écouté nos textes, nous n'en serions pas là aujourd'hui. Nous sommes un peuple pacifique, mais nous n'acceptons pas qu'on marche sur nos têtes. Depuis cinquante ans, nous demandons des écoles pour nos enfants, des puits pour nos bêtes, le droit de pâturer sur notre territoire. En cinquante ans, nous n'avons rien obtenu. »
Le 30 juin 2012, ils font la première partie des Red Hot Chili Peppers au Stade de France.
En janvier 2013, Abdallah ag Lamida dit « Intidaw », l'un des chanteurs du groupe, est fait prisonnier par des membres du groupe islamiste Ansar Dine, qui à la suite du conflit malien de 2012-2013 contrôle depuis le printemps 2012 le nord du pays, alors qu'il rend visite à sa famille dans son village natal de Tessalit. Il a été relâché après une vingtaine de jours.

histoire amazigh

Taos Amrouche

avril 01, 2018

Marie-Louise, dite Marguerite Taos Amrouche, née le à Tunis et morte le à Saint-Michel-l'Observatoire (Alpes de Haute-Provence), est une artiste algérienne, écrivaine d'expression française et interprète de chants traditionnels kabyles, morte à l'âge de 63 ans. Elle est la fille de Fadhma Aït Mansour Amrouche et la sœur de Jean Amrouche.
son premier roman, Jacinthe noire, est publié en 1947. Son œuvre littéraire, au style très vif, est largement inspirée par la culture orale de Kabylie dont elle est imprégnée par l'influence de sa mère, mais aussi par son expérience de femme. En signe de reconnaissance envers sa mère, qui lui a transmis tant de chansons, contes et éléments du patrimoine oral, elle signe Marguerite-Taos le recueil Le Grain magique, joignant à son prénom celui sous lequel sa mère a reçu le baptême.

Parallèlement à sa carrière littéraire, elle interprète de très nombreux chants amazigh. Ces textes sont par ailleurs traduits par son frère Jean. Dotée d'une voix exceptionnelle, elle se produit sur de nombreuses scènes, comme au Festival des Arts Nègres de Dakar en 1966. Seule l'Algérie lui refuse les honneurs : elle n'est pas invitée au Festival culturel panafricain d'Alger en 1969. Elle s'y rend tout de même pour chanter devant les étudiants d'Alger.
Taos Amrouche a participé à la fondation de l'Académie berbère de Paris en 1966.
Elle fut l'épouse du peintre français André Bourdil, Prix Abd-el-Tif 1942.
Taos Amrouche a recueilli des contes que sa mère lui a racontés dans son enfance: ce sont des récits venus de Kabylie, du côté des hautes montagnes qui bordent le nord du Sahara.

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